mercredi 25 février 2009

connaissez-vous la loi, au regard des manifestations...

Le code pénal
Article 431-1 Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 - art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002.Le fait d'entraver, d'une manière concertée et à l'aide de menaces, l'exercice de la liberté d'expression, du travail, d'association, de réunion ou de manifestation est puni d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende.Le fait d'entraver, d'une manière concertée et à l'aide de coups, violences, voies de fait, destructions ou dégradations au sens du présent code, l'exercice d'une des libertés visées à l'alinéa précédent est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende.
Article 431-2 Les personnes physiques coupables de l'une des infractions prévues par l'article 431-1 encourent également les peines complémentaires suivantes :
1° L'interdiction des droits civiques, civils et de famille, suivant les modalités prévues par l'article 131-26 ;
2° L'interdiction, suivant les modalités prévues par l'article 131-27, d'exercer une fonction publique ou d'exercer l'activité professionnelle ou sociale dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a été commise ;
3° L'interdiction de détenir ou de porter, pour une durée de cinq ans au plus, une arme soumise à autorisation...On prend le pari que même si plainte est déposée, avec en plus issu du même code pénal, parce que manifestement c'est possible:Article R625-7 Modifié par Décret n°2005-284 du 25 mars 2005
- art. 3 () JORF 30 mars 2005.Modifié par Décret n°2005-284 du 25 mars 2005
- art. 4 () JORF 30 mars 2005.La provocation non publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée est punie de l'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe.Est punie de la même peine la provocation non publique à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap, ainsi que la provocation non publique, à l'égard de ces mêmes personnes, aux discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7.
Les personnes coupables des contraventions prévues au présent article encourent également les peines complémentaires suivantes :
1° L'interdiction de détenir ou de porter, pour une durée de trois ans au plus, une arme soumise à autorisation ;
2° La confiscation d'une ou de plusieurs armes dont le condamné est propriétaire ou dont il a la libre disposition ;
3° La confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l'infraction ou de la chose qui en est le produit ;
4° Le travail d'intérêt général pour une durée de vingt à cent vingt heures.Les personnes morales peuvent être déclarées responsables pénalement, dans les conditions prévues par l'article 121-2, des infractions définies au présent article.Les peines encourues par les personnes morales sont :
1° L'amende, suivant les modalités prévues par l'article 131-41 ;
2° La confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l'infraction ou de la chose qui en est le produit.La récidive des contraventions prévues au présent article est réprimée conformément aux articles 132-11 et 132-15.
et même, une sauce en plus...:Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (signée à Rome le 4 novembre 1950, ratifiée par la France le 3 mai 1974)Protocole n° 4 (du 16 septembre 1963, ratifié le 3 mai 1974)
Art. 2 Liberté de circulation
1°. Quiconque se trouve régulièrement sur le territoire d’un État a le droit d’y circuler librement et d’y choisir librement sa résidence.
2. Toute personne est libre de quitter n’importe quel pays, y compris le sien.
3. L’exercice de ces droits ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au maintien de l’ordre public, à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui.
4. Les droits reconnus au § 1 peuvent également, dans certaines zones déterminées, faire l’objet de restrictions qui, prévues par la loi, sont justifiées par l’intérêt public dans une société démocratique."je le prends moi le pari qu'il n'y aura pas de suites...Ne pas jeter de l'huile sur le feu !!!! On est une vraie démocratie,les justes revendications des travailleurs etc......." Pourquoi pas à faire passer pour info...

vendredi 20 février 2009

le Dévoreur de Temps

L’Antiquité Grecque avait conscience des différentes circonstances qui influaient sur les humains en général. Ces circonstances étaient élevées en concepts qui revêtaient, pour certains d’entre eux la parure d’un dieu. C’est ainsi que le panthéon helléniste est constitué de nombreuses divinités dont chacune représente un des aspects de la vie, conceptualisé. L’un d’entre eux s’appelle Chronos.
Avant d’aller plus loin, il est important, ici, de rappeler l’origine du mot qui a été traduit en français par « École ». L’École est souvent opposée aux Loisirs. Cependant, le mot grec Σχολή (Scholè) signifie Loisir. Pourquoi ? Scholè désigne le lieu de libération du labeur ; c’est un lieu où l'on a du loisir pour toute chose, donc pour l’étude, la conscientisation. Nous sommes en une époque ou les membres de la société demande moins de travail et plus de loisirs. C'est une très bonne chose. Cependant, j'aimerai poser la question de ce que nous faisons de notre temps libre : travaillons nous à notre épanouissement personnel, ou laissons-nous les circonstances de la vie dominer sur nous et faire des choix à notre place ?

Après cette parenthèse, nous pouvons continuer avec Chronos…
Dans la mythologie grecque, Chronos (Χρόνος) est un dieu personnifiant le temps. Il apparait lors de la création du monde et est représenté sous les traits d'un serpent à trois têtes. Parfois il tient une faux à la main, comme la mort. Son épouse, Anankè, personnifie la Fatalité. L’un de leur fils s’appelle Chaos. Il n’en faut pas plus pour comprendre, ici que les desseins de Chronos, ne sont pas seulement de laisser le temps s’écouler, mais d’amener le genre humain à sa perdition. Au-delà de la mythologie, nous devons comprendre que cette puissance démoniaque déploie toute son énergie afin de ne permettre à personne l'accès à la compréhensionde qui il est, spirituellement.

Chronos n’est pas passif, mais représente une force active. Ce Démon n’à pour unique but que de maintenir le plus grand nombre dans un état de léthargie, d'oppression et de « suivance » passive. Ce Dévoreur du Temps n’a pas de répits et veut se réjouir en contemplant les jeunes, gaspiller tout leur temps devant leur « Playstation », les mères devant leur « télé à écran plat », les pères derrière leur « ordinateur portable ». Sommes-nous conscients des dégâts du chronophage ! Sommes-nous prêts à utiliser notre temps libre à travailler à construire (reconstruire) notre identité et notre être intérieur ? Voulons-nous, à l’image de la Parabole, entendre Jésus nous dire, à l’issue de notre (court) passage sur Terre : « Bon, et Fidèle serviteur, entre dans la joie de ton maitre » (Matth. 25:21).voir aussi "article sur les dépendances"

mardi 27 janvier 2009

Biographie de Jean Calvin



Calvin, Caulvin, ou Chauvin, Jean, né le 18 juillet 1509 à Noyon, Picardie, le plus éminent des réformateurs français et le plus grand théologien de son siècle.D'une famille de moyenne bourgeoisie, il étudia d'abord à Noyon, puis vint à Paris, où il entra successivement au collège La Marche (sous Mathurin Cordier) et au collège Montaigu, où il put se rencontrer avec Loyola. Grâce à son père qui était syndic du chapitre de Noyon, il avait obtenu quelques bénéfices qui l'aidaient à vivre, mais il ne tarda pas à abandonner le théologie pour le droit, et se rendit en 1528 à Bourges pour y entendre Alciat, et l'an d'après à Orléans pour entendre P. de l'Estoile. Il perdit son père le 26 mai 1531, et fut reçu docteur en juin 1533.


En avril 1532, il publia son premier livre, un Commentaire latin sur la Clémence de Sénèque. Malgré ses relations affectueuses et suivies avec son cousin Olivetan et avec le pieux Wolmar, il ne paraît pas encore à cette époque s'être joint au mouvement de réforme qui se faisait sentir si puissamment en France; le droit l'occupait seul. Un discours sur la foi justifiante, qu'il prépara pour le recteur Nicolas Cop, et qui fut prononcé le 1er novembre 1533, laisse bien entrevoir une réaction contre le dogme catholique, mais c'est seulement en mars 1534 qu'il accentue le changement qui s'est fait en lui.Il doit fuir comme Cop, et se retire en Saintonge chez son ami le curé L. du Tillet. Il visite ensuite Nérac, Noyon où il va résigner ses bénéfices, Poitiers, Orléans, Bourges, peut-être aussi Strasbourg, Paris, où il rencontre Servet pour une 1ère fois. Après l'affaire des placards contre la messe, le 18 octobre 1534, la persécution l'oblige à s'enfuir à Strasbourg, puis à Bâle où, sous l'anagramme de Lucanius, il se consacre tout entier à l'étude. C'est là qu'il écrit en latin ce petit "livret" qui devint en mars 1536 l'Institution chrétienne, mais qui n'est pour le moment qu'une espèce de catéchisme; il lui donne pour préface, datée de Bâle le 23 août 1535, cette admirable épître à François 1er, où il plaide la cause de ses frères martyrs; et le livre lui-même, un des chefs-d'oeuvre capitale de la théologie réformée, se réimprime du vivant de l'auteur en 10 éditions latines et en 14 traductions françaises, avec des additions et chaque fois des développement nouveaux.Sous le nom de Charles d'Espeville, et avec son ami du Tillet, seigneur de Hautmont, il visite l'Italie et voit à Ferrare Renée de France avec laquelle il étudie les questions religieuses qui agitent les esprits. En juin 1536 il retourne à Noyon pour mettre de l'ordre à ses affaires, et décide son frère Antoine à l'accompagner à Strasbourg et Bâle; mais Genève, et là Farel l'arrête par un appel solennel et pressant. En septembre il ouvre ses leçons de théologie et en décembre il est nommé pasteur. Son esprit vaste et lucide, sa volonté de fer lui assurent bientôt une autorité incontestée, comme le voit à la dispute de Lausanne et au synode de Berne. Le 1er janvier 1537, mémoire présenté au Conseil de la ville sur le gouvernement de l'Eglise; bientôt après, la publication d'un petit Catéchisme en français. Mais les Libertins lèvent la tête; ils ne veulent rien de la discipline dont ils sont menacés. Le 4 janvier 1538 les Conseils décident que la Cène ne pourra être refusée à personne, et comme les pasteurs résistent, ils sont bannis.Calvin se rend à Strasbourg où il organise des leçons et des prédications dès le mois de septembre. Il est reçu bourgeois, et en septembre 1540 il épouse Idelette de Bure. Il entre en rapports avec les protestants d'Allemagne, assiste aux conférences de Worms et de Ratisbonne, marque par son livre sur la Cène 1540 la différence de leurs vues sur ce point de dogme, mais n'en est pas moins apprécié par Luther.Rappelé à Genève, il accepte malgré lui ce poste de péril et de combats, et dès son retour 13 septembre 1541 il fait rédiger les Ordonnances ecclésiastiques, assurant au Consistoire l'autorité d'un tribunal des moeurs, mais sans compétence pécuniaire ou matérielle. C'est ce que quelques-uns ont cru pouvoir appeler une espèce de théocratie, bien que l'Etat comme tel n'ait jamais été placé ni sous la direction, ni sous le contrôle de l'Eglise; le contraire plutôt serait vrai, puisque les écrits de Calvin lui-même devaient être soumis à une commission du Conseil avant d'être imprimés, et que ses prédications on plus d'une fois été censurées.L'influence de Calvin s'exerçait surtout au sein de l'Eglise et sur les individus, sans distinction de grands ou de petits. Castalion, Ameaux, le pasteur H. de la Mare, Bolsec, Trolliet, les italiens Alciat, Blandrata et Gentilis; Gruet, sentirent tout à tout les effets de son pouvoir; les uns pour cause d'hérésie, les autres pour paroles légères ou méchantes calomnies. La condamnation de Servet a laissé sur mémoire une tache d'autant plus voyante qu'elle est isolée dans l'histoire de la réforme. Les libertins luttèrent avec énergie contre l'influence croissante de Calvin; ils se donnaient l'apparence d'être le parti genevois contre l'étranger, mais en réalité ils n'étaient pas un parti religieux, et plusieurs de leurs actes relevaient de la morale plus que du dogme.Les réfugiés qui affluaient à Genève et qui étaient admis à la bourgeoisie (1360 entre 1548 et 1554) fortifiaient le parti de Calvin, et vers 1555 on peut dire qu'il était le maître de la situation. Le 5 juin 1559 il fonda l'Académie, qui devait pendant longtemps fournir des pasteurs aux églises de France et qui jeta sur Genève un si grand lustre. Il comprenait, comme tous les réformateurs, que l'instruction était l'auxiliaire indispensable de leur oeuvre, et que pour être efficace elle devait reposer sur la Bible.Des milliers de savants et de martyrs sont venus s'inspirer de son esprit, pour reporter non seulement en France, mais en Angleterre, en Ecosse, dans les Pays-Bas, le long du Rhin, et dans toute l'Europe les fruits de l'enseignement qu'ils avaient reçu. Sa femme était morte en 1549; elle ne lui avait donné qu'un fils, mort en bas âge; on peut se demander l'influence qu'aurait eue sur ce caractère si plein de tendresse la vie de ce petit enfant. Mais lui-même déclinait, usé par les luttes, le travail et les maladies. Le 30 mars 1564 il siégea pour la dernière fois au Consistoire; le 27 avril il fait ses adieux aux membres du Conseil qui sont venus le voir; le 28 à ses collègues; le samedi 27 mai il "s'en alla à Dieu", comme disent les registrent. Le lendemain à 2h il était enterré à Plainpalais sans pompe et sans appareil; c'est à peine à si l'on croit savoir aujourd'hui où il repose.On a peine à se représenter l'oeuvre immense à laquelle il a consacré sa vie et ses force: prédications, leçons, voyages, commissions législatives, luttes, visites, correspondances avec les princes, avec les églises sous la croix, avec les prisonniers et les martyrs (on a de lui 2025 sermons manuscrits, et ses lettres se comptent par milliers). Ajoutez à cela ses admirables et nombreux commentaires sur presque tous les livres de la Bible, et une foule de traités et brochures de circonstance, dont la seule énumération prendrait des pages. Un grand nombre de ses ouvrages ont été souvent réimprimés, plusieurs ont vu le jour pour la 1ère fois ces dernières années; ses Lettres, par Jules Bonnet, sa Correspondance par Herminjard; ses Commentaires sur les Psaumes, par L. Pilatte; ses Oeuvres complètes par Baum, Cunitz et Reuss. Sa Vie a été écrite par Théodore de Bèze, Henry, Kampschulte, Merle d'Aubigné, Bungener, Stähelin, Guizot, Hoff.

mardi 13 janvier 2009

La vision : moyen d’intercession ou fatalité ?

Le contexte géopolitique actuel nous pousse à nous interroger sur ce que nous voyons et entendons. En effet, ces derniers temps nous entendons beaucoup de prophéties sur la fin des temps. Certains chrétiens s’appuient sur les visions de certains hommes de Dieu. Dans un prochain article, nous parlerons de ce qu’est une vision, et comment la traiter, en tant que chrétien.


Ainsi, la vision est parfois conçue comme une Fatalité, un fait inéluctable, plutôt que comme un moyen d’intercession. Cependant, plusieurs événements, en effet nous permettent à juste titre de s’interroger.Dans le livre du prophète Zacharie, au chapitre 12 et au verset 2 il est dit que Dieu va faire lui-même de Jérusalem « une coupe d'étourdissement Pour tous les peuples d'alentour […] 3En ce jour-là, je ferai de Jérusalem Une pierre (lourde) à soulever pour tous les peuples; Tous ceux qui la soulèveront seront gravement meurtris; Et toutes les nations de la terre s'assembleront contre elle. 4En ce jour-là, --Oracle de l'Éternel, Je frapperai d'affolement tous les chevaux, Et de délire ceux qui les montent; Mais j'aurai les yeux ouverts Sur la maison de Juda, Et je frapperai d'aveuglement Tous les chevaux des peuples ».Un peu plus loin dans ce même texte biblique, au chapitre 14, il nous est expliqué le contexte dans lequel ces choses doivent arriver. Au verset 2 il est dit « Je rassemblerai toutes les nations pour qu'elles attaquent Jérusalem; La ville sera prise, les maisons seront pillées, et les femmes violées; La moitié de la ville ira en captivité, Mais le reste du peuple ne sera pas exterminé de la ville ».


Pendant des siècles, ces prophéties étaient oubliées, et n’ont pas fait l’objet de commentaires ou de prédication. Pourquoi ? Et bien parce que depuis le XIIIème siècle, jusqu’en 1947, Israël n’existait plus en tant que nation. Or, depuis 1948, date à laquelle Israël est redevenu un état, les textes bibliques peuvent à présent être relus sous un nouvel angle. En effet, avant cette date, en lisant ces textes, il n’était guerre possible de n’y voir plus qu’une simple allusion allégorique, puisqu’Israël n’existait plus en tant qu’État.


Maintenant, il est absolument impossible de considérer les événements que nous vivons comme une simple coïncidence lorsqu’on regarde le parallèle entre le renouvellement de l’Eglise et le renouveau d’Israël. Les prophéties bibliques prédisent donc que le jour arrive ou l’unanimité des nations se fera contre Israël, mais que Dieu frappera d’affolement les armées des nations (désignées par le terme générique de « chevaux » ou « char des peuples ». Jusqu’à présent, certaines nations fortes, comme les États-Unis, étaient conscientes des enjeux spirituels et ont adopté une position en faveur d’Israël. Les nouvelles donnes politiques sont en train de modifier cette réalité.
Souvenons-nous que pour que la prophétie s’accomplisse et que toutes les nations s’unissent pour entrer en Israël, cela ne peut être possible que sous un motif qui paraitra légitime au monde. Le diable ne se présente jamais en disant : « bonjour, je suis le diable, et je viens pour te séduire ». Par définition, la séduction utilise des outils qui semblent justes, équitables et pacifiques. Nous devons donc penser que cette intervention paraitra aux yeux du plus grand nombre comme un acte juste et appréciable. Ne soyons donc pas séduit par les images, les discours qui sembleront emprunts de sagesse ; mais sachons que le Jour du Seigneur est avancé et que ces plans sont en train de s’accomplir. Nous n’avons jamais été aussi proches du retour de Jésus-Christ. Son message s’adresse à chacun aujourd’hui : « Je me tiens à ta porte et je frappe, si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre, je souperai avec lui, et lui avec Moi ». Entendons cette voix et répondons à cet appel en acceptant sa grâce aujourd’hui.

dimanche 14 décembre 2008

De la liberté religieuse

Georges Fenech :
Des comités de salut public
à la Miviludes


(tiré du CALP)
Le rapport « Justice face aux dérives sectaires »,de Georges Fenech nouveau président de la Miviludes, permet de cerner les nouvelles orientations de la Miviludes. M. Fenech tend à faire de la Miviludes un instrument qui mélange l’exécutif, le législatif et la justice. Il demande dans son rapport :




- La formation du personnel judiciaire : Celle-ci étant assurée par des acteurs de la lutte « anti-sectes », c’est l’indépendance de la justice qui est remise en cause. M. Fenech va même plus loin : selon lui, être membre d’un nouveau mouvement religieux ne serait pas le fait du libre arbitre de la personne, aussi préconise-t-il que les juges des tutelles puissent internés les « adeptes consentants ».




- Un cadre législatif pour la Miviludes : ainsi cette institution, placée sous l’autorité du Premier ministre aidé du lobby « anti-sectes », deviendrait permanente, devenant, ainsi, une commission de « salut public » comme la terreur avait instituée les comités de salut public et les tribunaux révolutionnaires. La Miviludes agit comme une entité partisane qui ne tient aucun compte des avis des universitaires et des exemples européens comme Inform en Grande-Bretagne. La France avec la Miviludes s’enferme dans une logique de stigmatisation des mouvements et de mécanisation de la justice.La rapporteuse de l’ONU Asma Jahangir avait, il y a deux ans, condamné cette politique, écrivant dans son rapport : « La Rapporteuse spéciale forme l’espoir que les futures initiatives de la MIVILUDES seront conformes au droit à la liberté de religion ou de conviction et qu’elles éviteront les erreurs du passé. Elle continuera de suivre de près les différentes actions qui sont entreprises par la Mission interministérielle. » Une fois de plus, la France, avec la nomination de M. Fenech, montre que la notion de droit de l’homme est à « géométrie variable » car avec la réalisation de ce programme nous ne serons plus égaux devant la loi selon que nous appartenons ou non à un mouvement qui « dérange » la Miviludes et les lobby « anti-sectes ». Ainsi le paroissien d’un mouvement reconnu dans un pays voisin devient en France un « adepte consentant » qu’il faut mettre sous tutelle.




BREF COMMENTAIRE SUR LE RAPPORT FENECH DU 24/09/2008


Ce rapport, qui a été remis au Premier ministre le 24 septembre 2008, n’a été rendu public que fin octobre. Il est vrai que ce document risquait de faire « tâche » à la veille de la Conférence de Varsovie portant sur l’état des libertés en Europe… Ce rapport est marqué du sceau de la continuité. Il comprend du « bon », du « moins bon » et de l’incompréhensible.LA CONTINUITE : les forces issues du passé La France est régulièrement ravagée par une vague de fond faite d’intolérance, de discrimination et de violence. Vague qui surgit et devient visible lorsque les événements nationaux ou internationaux s’y prêtent. Ces forces, sans remonter à la nuit des temps, se sont manifestées à plusieurs reprises : la Terreur, la guerre de Vendée, la Commune, l’affaire Dreyfus, la séparation des Églises et de l’Etat, Vichy, la colonisation et la décolonisation… et, aujourd’hui, les minorités spirituelles. Les cibles (ou plus exactement « le gibier ») de ces forces changent parfois au cours des âges, mais l’inspiration idéologique reste constante et trouve régulièrement de nouveaux adeptes (« consentants » ?). Ainsi, en cette fin octobre 2008, la dénonciation d’une équatorienne sans papier par un fonctionnaire municipal a rappelé la triste époque de Vichy où la délation et la dénonciation étaient pratiques courantes chez certains individus. Il ne s’agit malheureusement pas d’un fait isolé. Elle semble lointaine l’époque où Charles Trenet chantait : « Douce France, oui berceau de mon enfance… » et Jean Ferrat évoquait « Ma France »…Lire la suite de l'article

samedi 6 décembre 2008

The Game Is Over !




"Le jeu est terminé".


C'est en ces termes que les spécialistes politiques se sont adressés aux responsables économiques concernant la crise financière qui nous ébranle. Suite à notre article paru l'an passé sur les puces RFID, je ne peux que faire un parallèle pour exposer qu'aujourd'hui, le terrain me semble tout dégagé pour la venue de l'Antichrist dans le monde : Le Jeu est terminé !Les années 80 ont observé la fin du système communiste, les années 2000, celui du capitalisme. Cependant, nous assistons à une fin programmée et contrôlée ! En effet, depuis le 11 septembre 2001, le monde de la finance des Etats-Unis a tenté de prouver au monde que son système était valable en prêtant aux foyers des sommes faramineuses qu'il ne possédait pas. Les conséquences n'ont pas été si longues pour démontrer, par la récente crise des Subprimes que le système illusoire et illusionniste dans lequel nous vivions touchait à sa fin.Lorsque l'Apocalypse parle de Babylone qui tombe, on ne peut s'empêcher de faire le lien avec ce qui se passe actuellement, de par le monde.
Apocalypse 18:2 Il cria d'une voix forte: Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande! Elle est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur et un repaire de tout oiseau impur et détesté.
Dans la Bible, Babylone représente la domination financière par laquelle nul ne peut ni acheter, ni vendre, sans le signe, symbole de son système. Nous ne pouvons concevoir qu'un simple correctif systémique pourra apporter une solution au problème que nous rencontrons, comme le pensent encore certains décideurs Européens. D'ailleurs, des proches du président américain sortant n'ont pas hésité à proclamer que "c'est la fin du monde". Côté Européen, à part Madame Merkel (mais pourquoi la presse nous parle-telle si peu de ses réserves ?), parle de fonder un nouvel ordre économique par la création d'un "Interpole Financier".En France, le mois dernier, toute tentative d'aide aux établissements bancaires aurait été perçue comme "une grande entorse au pacte de stabilité". Or, Monsieur Henri GUAINO, conseiller du Président, n'hésite pas à dire que "les critères de Maastricht ne sont pas une priorité". Pendant ce temps, l'Angleterre, quant à elle, tente de nationaliser les banques, sur le modèle de la Northenrock !Quel paradoxe, dira-t-on, surtout si on considère que la Banque Fédérale de Réserves des Etats-Unis (qui n'a de fédéral que le nom !), a été créée en décembre 1913 par 6 grandes banques anglaises dans un but bien claire de faire un maximum de profit.En fait, cela correspond exactement à un plan précis qui conduit l'humanité entière à voir l'émergence d'un Homme qui sera au contrôle des Finances mondiales, de la Politique et du Religieux. Cet homme, la Bible le décrit comme l'Antéchrist qui précède la seconde venue de Jésus.Le terrain est donc préparé pour accueillir cette réalité biblique. Il y a encore 50 ans, on aurait eu du mal à imaginer un système pouvant contrôler les finances des individus de la planète. Le texte biblique pouvait alors nous apparaitre comme une simple allégorie de la lutte du bien contre le mal. Qui aurait imaginé que la création d'une carte d'identité, aux Etats-Unis, serait un riche terreau au contrôle financier.Ne nous trompons pas de cible ! Lorsqu'on cherche des coupables, ou qu'on dénonce des responsables de sociétés qui vont faire la fête à 100 000 $, alors que leur société vient d'être sauvée de la faillite par un état, nous ne sommes pas loin des principes des dirigeants de la république Hellénique de l'Antiquité : le Peuple demande du spectacle, des têtes qui tombe, du Jeu ! Alors, pour calmer le peuple, on livre des têtes.


En parlant de Jeu... Nous ne sommes pas sans ignorer qu'il y a un nouveau loto en France. Lorsqu'on sait que 50% des recettes vont directement dans les caisses de l'état, n'y a t-il pas de quoi se demander où est l'éthique dans une situation de crise financière ! Voici un bel impôt quasi direct ! Le Jeu est terminé !En France, et bientôt grâce au G8, on va tenter d'apporter une solution à cette crise. On entend que les économies des particuliers, placées en banques sont garanties jusqu'à 70 000 €, par compte. Il n'en faudrait qu'un rien pour que cette somme ne soit plus garantie par compte, mais par personne. Alors on verrait en effet une véritable nouvelle Donne économique qui donnerait naissance à un Nouvel Ordre Mondial !Nous y Sommes !A l'heure ou les Grands de ce monde pensent sérieusement à établir un SMIC MONDIAL, en prenant le contrôle des finances de la planète, nous sommes en droit de nous retourner sur nous même et de nous interroger pour savoir par quel effet de magie avons nous troqués notre humanité, notre spiritualité pour des biens matériels et passagers ? Il est donc encore temps, aujourd'hui, et tant qu'on peut dire "aujourd'hui", de se tourner vers celui qui, il y a deux mille ans de cela a proclamé : "Je suis Le Chemin, La Vérité, La Vie", afin d'obtenir de lui une réponse à nos questions.

jeudi 4 décembre 2008

De l'accompagnement pédagogique

En août 2008, sortait un appel d’offre qui demandait aux différents centres de conseils en formation de faire des propositions afin d’accompagner des formateurs adultes des CFA. Généralement, les dirigeants des centres de formation aux Antilles qui se posent des questions sur l’apprentissage vont faire le constat que les formateurs occasionnels ou permanents sont souvent des experts, mais qu’ils n’ont pas toujours les compétences pédagogiques nécessaires pour transmettre leur expertise.

Nous avons été très surpris que des professionnels du secteur fassent des propositions qui ne prenaient pas en compte certains principes pédagogiques. Ainsi, un centre était devant la problématique suivante : des jeunes sans qualification ayant rencontré des difficultés dans le système scolaire ont abandonné leurs études. Ils ont été placés dans des programmes d’apprentissage et de remise à niveau, mais ont encore abandonné le programme : Que faire avec ces jeunes ? Ce centre a donc proposé de répondre à la situation de la façon suivante : « si ces jeunes n’ont pas le ‘niveau’, nous allons leur dispenser une formation de 28 heures de cours magistraux par semaine en centre de formation afin qu’ils acquièrent ces connaissances de base sur tel et tel sujet ». Un peu surpris de la réponse de ce professionnel, nous avons proposé une approche qui prend en compte les travaux de Houssaye sur ce qu’on appel le triangle pédagogique, mais il apparait clairement, encore aujourd’hui, que dans les pratiques d’apprentissage, les centres de formation considèrent l’apprentissage comme la communication d’une information détenue par un expert à une personne novice qui se doit d’engranger cette connaissance qui lui est dispensée.
Il est donc impératif de bien préciser ce qu’est l’accompagnement, et ce qu’il n’est pas. Il ne s’agit pas simplement de rechercher des méthodes et des techniques permettant au pédagogue de faciliter l’apprentissage et la mémorisation. Un simple apport méthodologique sur la pédagogie des adultes, l’animation de sessions de formation, de découvertes de nouveaux outils est certes intéressant mais insuffisant pour répondre à des questions d’identité sociale et de construction de soi, particulièrement dans notre société multiculturelle.
Dans ce qu’on appelle le triangle pédagogique, c’est l’élément du savoir qui est l’intermédiaire entre l’Apprenant et le Formateur. Ce schéma permet de transcender la problématique qui consisterait à opposer de façon bipartisane le formateur « omniscient » et l’apprenant « ignare ». Dans un bipartisme, vient se greffer, en plus de cette problématique, celui de la représentation symbolique culturelle dominant-dominé [1].

Complexité de la formation aux Antilles
L’espace « microsocial » de la formation est donc beaucoup plus complexe qu’il n’apparait. En effet, il met en action deux forces, deux vecteurs : celui de l’apprenant et celui du formateur qui renferment en eux autant de complexité due à l’identité et l’expérience de chacun. Fixer son attention sur l’objet du savoir, plutôt que sur l’une ou l’autre des parties permet donc une action modératrice, régulatrice. Ce choix neutralise le désir qu’aurait chacun de se situer dans une relation de domination ou de défiance à l’égard d’autrui. Cependant, nous nous devons de préciser ici que ce schème, cette posture comprendrait un risque : celui de diviniser la connaissance et de la rendre impersonnelle si elle n’est pas elle-même modulée par un correcteur éthique en retour. Un regard qui permet à chacune des parties d’assimiler tout nouvel élément dans le rapport qu’il a au savoir, mais aussi au regard de l’analyse de l’autre. Chacun est donc ici valorisé, tant l’apprenant que le formateur. Ce mouvement constant de réinterprétation permet donc d’établir de nouvelles représentations et une meilleure compréhension de l’autre dans son espace et contexte propre. C’est à cet égard que Jacques Coursil parle de « Travail en cours ». Le souci de soi permet à l’acteur social et à tout apprenant de s’interroger sur les vertus de l’autonomie du savoir. Selon nous, il est important qu’une formation puisse s’appuyer sur une pédagogie active basée sur le principe que l’on retient mieux ce que l’on apprend en joignant le geste à la parole et surtout en construisant soi-même son propre savoir. Ainsi, les activités peuvent être perçues comme un moyen de résoudre un problème. Les solutions construites par l’apprenant lui permettent donc d’améliorer sa propre compréhension et d’augmenter ses possibilités d’action dans son environnement.

Complexité du rapport apprenant/formateur.
Comme l’indique J. Dubois dans son dictionnaire, si le bilinguisme concerne l’utilisation de langues ayant le même statut, la diglossie, quant à elle, s’applique à présenter une situation dans laquelle une des deux langues ont un statut différent. La question s’est posée dans un contexte religieux avec la transmission du texte biblique hébraïque en Grec par la traduction des Septante. Sur un autre registre, très récemment l’écrivain franco-mauricien Jean-Marie Gustave Le Clézio ne cache pas avoir été influencé par ses origines familiales mêlées, mais aussi par ses voyages et son goût marqué pour les cultures amérindiennes. Lors de la remise du Prix Nobel de Littérature, en 2008, il va appuyer son discours sur la difficulté qu’un antillais va rencontrer à transmettre et traduire sa pensée créole en langue française. Si pour le juif du IIIème siècle, l’hébreu appartient à un groupe de langue qui utilise un système métaphorique, il pouvait s’inquiéter à voir traduire de façon littérale un texte fort en images, en une langue qui utilise un système conceptuel dans lequel un mot représente un concept, alors que dans le premier système, à un mot, s’attache une idée ou une image. Ce conflit linguistique est aussi un conflit socioculturel et sociopolitique, comme le souligne Jean Bernabé.

« Manger du mil ne fait pas de toi un africain ».
En Amérique du nord on parle depuis les années 70 de « black on the outside, white on the inside ». Les acteurs de la formation s’accordent pour dire qu’apprendre un métier revient à acquérir une base de connaissances. Une différence est parfois faite entre ce qu’on appelle la professionnalité et le professionnalisme qui prendra en compte la présence d’une identité professionnelle. Cette identité ne peut s’acquérir que dans la représentation issue soit de l’expérience de terrain, soit d’une modification et adaptation de connaissances initiales (acculturation – inculturation). Nous proposons de considérer le lieu, l’espace d’apprentissage comme un « a-topos » idéal, qui se heurte, dans la réalité, à bien des difficultés :

Conclusion : Vers une pédagogie Freinet de l’adulte ?
Il serait intéressant de reprendre les « invariants » de Célestin Freinet afin de l’adapter à l’adulte, avec les modifications que cela Des questions peuvent subsister lors de l’analyse des choix de l’apprenant. Son projet et son orientation sont-ils choisis ou subis ? Quelle est donc sa motivation? Comment vit-il sa construction identitaire ? Son identité est-elle positivée ou non ? En marge de ces questions, il semble important d’utiliser un espace pédagogique tripolaire, afin de favoriser l’échange des parties. Cette conception tripolaire est aussi utilisable dans les prestations d’accompagnement. Ainsi, comme c’est au travers de la prestation que l’échange se fait, il permet de désamorcer des situations au sein desquelles l’accompagnant se doit de prendre en compte la situation sociolinguistique de l’apprenant, sans pour autant s’excuser de ce qu’il est, et pour l’apprenant, d’être accompagné dans une démarche authentique dans laquelle il n’a pas a s’excuser des circonstances qui l’on poussé dans ce programme d’accompagnement, ou d’apprentissage. Dans ce sens, cet espace d’apprentissage peu devenir un véritablement lieu d’enrichissement réciproque pour chacune des parties.







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[1] Brigitte ALBERO, l'autoformation en contexte institutionnel, du paradigme de l'instruction au paradigme de l'autonomie, Ed. L’Harmattan, Paris, 2000, 306 p.